Le Bénin s’allie à Kunle Afolayan Productions pour un cinéma africain ambitieux !
Il y a des signatures qui vont au-delà de l’encre et du protocole. Le partenariat stratégique entre la République du Bénin et Kunle Afolayan Productions appartient à cette catégorie rare d’actes qui disent quelque chose de profond : une vision, une ambition, un positionnement clair pour l’avenir du cinéma africain.
Ce n’est pas seulement un accord de coopération. C’est un signal fort envoyé à toute l’Afrique de l’Ouest. Celui d’un pays qui choisit le cinéma comme levier de développement culturel, économique et identitaire. Celui d’une industrie qui comprend que l’avenir se construit ensemble par la coproduction, la formation, la circulation des savoir-faire et le dialogue entre espaces francophones et anglophones.
À Cinelifes, cette annonce résonne avec une émotion particulière. En août 2024, lors d’une immersion au KAP Film Village, sur le tournage de la série Aníkúlápó, nous avions pu observer de près ce que signifie penser une industrie. Une vision claire, des infrastructures concrètes, des équipes formées, une chaîne de valeur maîtrisée. Rien de théorique. Tout est en action.

Derrière cette dynamique, il y a la constance et l’engagement de Kunle Afolayan, figure majeure d’un cinéma africain qui refuse l’improvisation et revendique l’excellence. Le voir aujourd’hui collaborer avec le Bénin, c’est voir deux volontés se rencontrer : celle d’un créateur et celle d’un État décidé à investir sérieusement dans ses industries culturelles.
Ce partenariat pose une question essentielle, presque politique : et si le cinéma africain cessait d’être fragmenté ? Et si nos frontières linguistiques devenaient des passerelles plutôt que des freins ? Le Bénin semble répondre par l’action.
À travers notre engagement associatif et éditorial, nous croyons profondément à cette logique de transmission et de coopération régionale. Former les talents, connecter les écosystèmes, professionnaliser les métiers, créer des marchés solides : ce sont ces choix qui permettront à l’Afrique de raconter ses histoires avec puissance et autonomie.

Le Bénin n’imite pas. Il s’inscrit. Il s’affirme. Il rejoint une dynamique panafricaine où le cinéma n’est plus un rêve isolé, mais une industrie en construction.
Et si l’avenir du cinéma africain s’écrivait justement ici : dans ces alliances lucides, audacieuses et résolument tournées vers demain ?





